Mais raison de plus ! Si je me met à raconter ma vie, à ce point de médiocrité, je risque de me retrouver avec trop de lecteurs, trop d’amis. Moi, je peux pas gérer, j’aime pas avoir trop d’amis. Déjà, pour commencer, j’aime pas les amis tout court et ensuite, je peux pas me concentrer quand y’a trop de monde autour de moi. Alors y manquerait plus que ce blog se mette à avoir du succès.

Imaginons cinq minutes, la reconnaissance publique, la gloire, les groupies, les contrats, les ponts d’or… très peu pour moi. Dans la rue, les filles qui se jettent à mes pieds, me suppliant de les entendre plaider leur cause. Alors que je les écarte distraitement du bout de mon talon, une seconde vague se jette sur moi pour m’arracher mes vêtements. Elles sont nues cette fois ci et plus déterminées que jamais. Toutes plus belles les unes que les autres, j’allais oublier de le préciser. Menaçant de m’accorder séance tenante ce qu’elles refusent à leurs maris et à leurs amants depuis toujours. Non merci, vraiment, non ! Je préfère rester dans la douce quiétude de mon anonymat. C’est pourquoi il me faut absolument conserver à ce blog un certain standing en ne parlant pas de moi, afin de couper court à la redoutable promiscuité populacière. Désolé, hein.