En dépit de cela, le percepteur, qui n’aimait pas les escargots, mit finalement, pour conclure, ses menaces à exécution et mon escargot d’ami se retrouva à la rue.(Pour l’anecdote, la maison fut revendue à une horde de beatniks qui en firent un club de partouze très célèbre maintenant (et total, lui, de son côté, il se tapait toujours la colonne tout seul)). Lui, toujours si pudique, ne supportait que très difficilement de se voir nu, livré aux regards des jeunes escargots bourgeois qui ne pensaient qu’à se fendre la gueule en sirotant la binouze et avaient oublié le sens des vraies valeurs que sont la famille, l’honneur et la patrie + le brie. Il était très contrarié !

Il décidit de vivre la nuit et de se cacher la journée pour dormir. Avant de me quitter, il me délivra à l’aide de ses yeux intelligents un poème inachevé, auquel il manquait le premier et le dernied pied, qu’il me demanda de terminer pour lui. Le poème sus cité, j’ai essayé de le transcrire pour vous de la façon la plus fidèle bien que tout le monde sache que l’escargot du sud ne se traduit que relativement mal en français étant donné l’absence totale de centres d’intérêts convergents et le mode de pensée radicalement étranger à la philosophie des hommes. voilà:

1 ……………………………………
La crinière imprégnée de bourrasque
Mon tourment est un Cheval Noir
Ô! Fier Étalon calme ton pas
Qui surgit aux détours de l’oubli
2……………………………………..

Respectant sa volonté suprême, j’ai terminé le poème et je pense sans vouloir mettre mon redoutable talent en avant, que je lui ai apporté quelques améliorations:

1)- Je ne ferait plus pipi au lit

2)- Comme la quéquette de mon pote Riri

Voilà! C’est un maigre service, mais c’était mon ami.