Kim Ki-Duk a réalisé huit films, jusqu’à présent, dont je ne connais que les deux que je viens de citer. Je prends mon temps pour découvrir les autres, j’attends le bon moment. Peut-être ai-je aussi un peu peur d’être déçu par le reste.

Il y a environ deux semaines, j’ai pu voir, par hasard, n’ayant pas de programme tv, les dix dernières minutes d’un autre de ses films : « Locataires ». En réalité, je me suis arrêté dessus au cours d’une séance de zapping intensive, tard dans la nuit et j’ai tout de suite pensé qu’il pourrait s’agir de l’une de ses oeuvres, ce qui s’est avéré exact. J’ai été immédiatement happé et fasciné par ce que je voyais. Il en émanait une poésie, une beauté incomparable. Je n’en parlerai pas plus car les films de Kim Ki-Duk ne se racontent pas, ils se ressentent, un peu comme la musique et essayer de décrire une musique est un exercice dont l’issue est, pour le moins, improbable. Les mots doivent s’effacer au profit de l’expérience.

J’ai aussitôt commandé le DVD, mais il semble que la poste ait décidé de perdre, entre tous les autres, le colis qui m’était destiné. Je suis encore dans l’attente de la livraison près de deux semaines après l’expédition. Je comptais écrire un billet dessus mais il me faudra attendre une autre livraison.

Pour ceux qui seraient intéressés, voici un lien vers une page consacrée aux films de Kim Ki-Duk http://www.cineasie.com/Kim_Ki_Duk.html.