D’ailleurs, on aurait tort de considérer ce problème à la légère car ces étiquettes assassines sont loin d’être anodines. J’ai encore récemment perdu un ami qui se plaignait des douleurs atroces qu’une étiquette particulièrement vicieuse lui occasionnait, un peu au-dessus de la hanche. Et même si rien ne permet, à ce jour, de déterminer s’il existe une corrélation entre ces deux évènement, je sais bien, moi, qui est le responsable. Non mais jusqu’où iront-ils, ces capitaines d’industrie textile qui n’hésitent plus à blesser, tuer, pour justifier leur politique aveugle ?

Oh, je sais bien, on peut toujours couper l’étiquette, la supprimer du paysage vestimentaire, l’éradiquer des penderies, mais cela ne suffira jamais, non, je n’ai pas peur de le dire, cette mesure, pour radicale qu’elle soit, demeure insuffisante. Même coupée, les bords de l’étiquette demeurent extrêmement irritants. Je ne sais pas de quoi sont composées ces abominations, mais on dirait bien qu’ils vont jusqu’à y mettre du plastique maintenant, vous le croyez ça ? Et quand ce n’est pas le plastique, c’est une espèce de fil aux vertus urticantes prononcées, brodé sur l’étiquette, qui vous rend la vie impossible.

Et pourtant, la solution serait simple si les acteurs économiques du secteur voulaient bien se donner la peine. Elle est d’ailleurs parfaitement connue, mais les lobbies du textile sont puissants et ils feront tout pour en retarder l’application. C’est pourquoi je fais aujourd’hui appel à vous. Ensemble, nous serons plus forts pour imposer notre loi, celle du peuple qui souffre, aux géants de l’industrie vestimentaire.

En vérité, je vous le dis, c’est le seul vrai combat aujourd’hui ! Délaissez enfin vos utopies puériles et venez adhérer avec moi à cette vraie cause : Exigeons que les étiquettes soient désormais cousues à l’extérieur des vêtements.