Procédons à une autocritique teintée d'un soupçon de publicité

on est pas rendus... Je ne l'ai jamais évoqué ici car les morbides escadrons de la honte m'en ont toujours dissuadé, mais l'impitoyable glaive de la vérité me contraint, aujourd'hui, à l'aveu : je suis spacialisé comme une crêpe.

Je n'ai aucun sens de l'orientation, ou plutôt si, j'en ai un, mais il m'induit systématiquement en erreur. Mon sens de l'orientation est facétieux, si vous voulez. Cette tare est généralement considérée comme éminemment féminine mais, croyez-le, là ne réside pas la raison de mon silence tant, au contraire, tout ce qui chez moi est féminin m'honore.

Mais il me faut m'inscrire en faux contre cette croyance qui voudrait nous faire croire que seuls les hommes sont capables de se mouvoir d'un point A à un point « tante Jeannine » sans demander leur chemin et surtout, sans passer par C, D, E et F et pas toujours dans cet ordre là. D'abord parce que je suis moi-même tout à fait en mesure de me perdre sans demander mon chemin et ensuite parce qu'il m'est souvent arrivé de m'en remettre totalement à une femme pour me mener à bon port. Le sens de l'orientation féminin s'avérant meilleur que le mien, je n'ai d'ailleurs jamais eu à m'en plaindre si ce n'est que la voiture tombe moins souvent en panne. (lire la suite...)

 

Démentons effrontément l'évidence avec un maximum d'aplomb et un minimum d'efforts

Il est maintenant à peu près sûr que certains lecteurs de ce blog dont la propension à émettre des hypothèses erronées n'a d'égal que leur aptitude à échafauder des suppositions infondées auront tôt fait de conclure à tort que l'auteur de ces lignes contemple avec délice le poil qui lui pousse dans la main depuis quelques temps. Est-il utile de le préciser ? Rien n'est plus éloigné de la vérité et c'est sans détour que j'ose l'affirmer haut et fort.

 

Attaquons la falaise

oui... par exemple... vous voyez, là, c'est une falaise, c'est par là que je me casse... voilà, voilà...On me souffle dans l'oreillette qu'on est déjà presque à la fin du mois et qu'il serait temps de poster quelque chose avant que ce blog ne commence à se décomposer. On ajoute perfidement que je suis bien gentil mais que déjà le mois dernier, c'est pas le courage qui m'a étouffé et que ma question existentielle n'a trompé personne.

J'ai beau répliquer que d'abord je suis pas gentil et en plus, tu vois, les questions existentielles, ça a l'air de rien comme ça, hein, mais en fait, hein, c'est beaucoup d'investissement personnel, tu comprends...

 

Question n° 2



Pourquoi les femmes considèrent-elles que la position naturelle de la lunette des toilettes est baissée ?
 

Libérons notre espace olfactif

Je n'en ai jamais parlé ici, mais j'ai l'odorat hyper développé. Quand on a un tarin comme le mien, autant que ça serve à quelque chose, notez bien. Je suis capable de repérer quand un voisin de palier mastique un chewing-gum à la fraise ou quand une collègue utilise une marque de savon de Marseille à l'huile de bambou un peu cheap. Je connais d'ailleurs des chiens qui complexent à mort quand j'entre dans une pièce. Gamin, je reniflais systématiquement le contenu de ma gamelle avant de le goûter, ça me permettait de savoir si on essayait de m'entuber en dissimulant des médicaments dans ma pâtée. C'est bien simple, si j'avais été Breton, on m'aurait appelé Marcel Pagnol (cherchez pas ou vous allez le regretter).

 

Interrogeons-nous fébrilement pour savoir si c'est de l'art ou du cochon

Oh la belle bleue !Récemment, sur le blog de mon ami Staner, Arthémisia et moi nous livrions à une discussion autour de l'art moderne, et plus particulièrement la peinture, domaine dans lequel j'avoue mon ignorance crasse. Nous y échangions superficiellement nos conceptions respectives entre diverses considérations sur le café, les bisounours et les Marshmallows. Aujourd'hui, je suis tombé sur une dépêche consacrée au scandale survenu autour d'une toile du peintre américain, Cy Twombly, dont j'ignorais jusqu'à l'existence.

On y apprend, notamment, qu'une jeune femme, française, est actuellement poursuivie en justice pour avoir déposé l'empreinte de son rouge à lèvre sur une toile entièrement blanche après l'avoir embrassée. Cette toile, immaculée de trois mètres sur deux, ne portant pas de titre est (était ?) évaluée à deux millions d'euros. Le personnel de la collection Lambert, à qui appartient cette toile, s'est dit sous le choc mais ne l'était manifestement pas assez pour oublier d'appeler la police qui est donc venu appréhender la vandale.

 

Réconcilions-nous

C'est vrai, je n'ai rien posté depuis le mois dernier, je suis impardonnable. Et puisque je suis impardonnable, il est logique que je ne vous demande pas de m'excuser, ce serait trop demander. Je vais donc prendre cette charge à mon compte et me pardonner moi-même, ainsi, vous n'aurez pas à le faire. C'est-y pas de la prévenance, ça ?

On ne doit pas s'excuser soi-même, paraît-il. C'est impoli, ça ne se fait pas. C'est aux autres de vous excuser. Pourtant, quand on y pense, attendre de la clémence de la part de ceux qui vous en veulent est un pari risqué. En matière de pardon, on est beaucoup mieux servi par soi-même. C'est pourquoi, mesdames et messieurs, je me propose de m'excuser moi-même, ici même et sous vos yeux et pas plus tard que tout de suite : « je m'excuse ».

 

Faisons-nous discret

Cher lecteur, de même, le lézard, face à l'adversité, choisit d'abandonner sa queue pour préserver le reste de sa constitution, de même, je me dois, de temps à autre, de sacrifier aux usages en cours pour remplir quelque pénible labeur qui peut se traduire, dans la plupart des cas, par la confection d'un repas dans le but avoué de perpétrer mes fonctions vitales ou, moins souvent toutefois, par la rédaction d'un billet pour alimenter ce blog et satisfaire l'indigne impatience de mon lectorat. À chaque jour suffit sa peine, je ne me nourrirai donc pas aujourd'hui. Lecteur, j'espère au moins que tu es conscient du sacrifice auquel je consens en une période où j'aurais, dans une large proportion, plus d'intérêt à perdre un peu de poids qu'à me muscler les doigts sur un clavier dont la seule vue me file de l'arthrite. Enfin, puisqu'il le faut...

 

Rédigeons un nouveau billet.

on fait ce qu'on peutC'est bien gentil de discutailler sans fin dans les commentaires, mais y'a un moment, faut bien écrire un nouveau billet pour laisser la place aux nouveaux bavardages. Surtout que j'ai encore rien pour avril et franchement, ça la foutrait mal de laisser passer le mois sans rien dedans. En plus ça m'emmerderais parce que dans la liste des mois, là, en bas à droite, ça ferait comme un trou. Du coup ça se verrait, c'est pas comme si je pouvais faire passer le truc en douce.

 

Laissons libre court à notre geekerie naturelle (et dont à propos de laquelle si on la chasse elle revient au galop)

Ah, ça ira, ça ira, ça ira, les équipementiers à la lanterne !Ce w-e, la carte-mère de mon pc a rendu l'âme à gauche (oui, je sais ce que certains sont déjà tentés de me dire, mais vous savez ce que c'est, licence poétique, bla, bla, bla, tout ça). Ni une, ni deux, je me dis : « Laurent, mon amour, c'est pas compliqué, y'a pas à tortiller, n'allons pas par quatre chemins, détournons-nous de toute sinuosité, faisons l'impasse sur les difficultés, soyons simple, direct et efficace, restons pragmatique, évitons les envolées lyriques, évaluons clairement la situation ...